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Thérapie de couple : quand consulter et comment se déroule l’accompagnement ?

Quand consulter en thérapie de couple ? Signes d’alerte, déroulement des séances et approches. Pour prendre RDV à Sceaux, voir la page thérapie de couple.

Portrait de Nicolas Devaux, psychologue clinicien à Sceaux

Nicolas DevauxPsychologue à Sceaux

8 min de lectureMis à jour le

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Thérapie de couple : quand consulter et comment se déroule l’accompagnement ?

Il arrive qu’un couple ne sache plus très bien par quel bout prendre la difficulté. On parle, puis la discussion s’emballe. On se tait, mais le silence devient lourd. Chacun a parfois l’impression de faire des efforts, sans que l’autre les voie vraiment. C’est souvent dans ce type de moment qu’une thérapie de couple peut devenir utile.

Au cabinet, je ne cherche pas à désigner celui ou celle qui aurait tort. Le travail consiste plutôt à ralentir ce qui se passe entre les deux partenaires : les mots qui blessent, les attentes jamais dites, les protections qui ressemblent à du désintérêt, les tentatives de solution qui finissent par entretenir le problème. La séance devient un lieu tiers, suffisamment cadré pour que chacun puisse être entendu sans que l’échange reparte immédiatement dans le scénario habituel.

Si votre recherche concerne une consultation concrète, la page thérapie de couple à Sceaux détaille le cadre proposé au cabinet : durée des séances, tarif, déroulement, indications et prise de rendez-vous.

À quoi sert une thérapie de couple ?

Une thérapie de couple n’est pas simplement une “meilleure communication” à apprendre. Bien sûr, la façon de se parler compte. Mais, dans la plupart des situations, les disputes visibles reposent aussi sur autre chose : une peur de ne plus compter, un sentiment d’injustice, une fatigue accumulée, une histoire personnelle qui se réactive, une différence de rythme ou de besoin que le couple n’arrive plus à métaboliser.

Le travail thérapeutique porte donc sur la relation elle-même. On observe comment chacun réagit, se défend, demande de l’attention, se retire ou tente de reprendre le contrôle. À partir de là, il devient possible de sortir d’une lecture trop simple, du type “tu es trop ceci” ou “tu ne fais jamais cela”, pour comprendre le mouvement qui enferme les deux partenaires.

Quand consulter ?

Il n’est pas nécessaire d’attendre que la rupture soit imminente. Beaucoup de couples consultent quand ils sentent que quelque chose se répète malgré leurs efforts. Les motifs les plus fréquents sont les conflits qui reviennent toujours au même endroit, la perte de complicité, les difficultés sexuelles, une infidélité, une décision importante, l’arrivée d’un enfant, une recomposition familiale, un deuil, une maladie, ou simplement l’impression de vivre côte à côte.

La thérapie peut aussi aider lorsque les deux partenaires ne sont pas au même point. L’un veut avancer, l’autre doute. L’un pense qu’il faut “réparer”, l’autre se demande s’il reste assez de désir ou de confiance. Ces décalages ne sont pas des obstacles en soi ; ils font souvent partie de ce qu’il faut pouvoir mettre au travail.

Trois repères dans ma manière de travailler

Je m’appuie sur plusieurs cadres, que j’utilise en fonction de la situation du couple plutôt que comme une méthode appliquée mécaniquement.

Comprendre ce qui se rejoue

L’approche psychodynamique, dans la lignée de Jean-G. Lemaire et de la tradition française de la thérapie de couple, aide à repérer ce qui se répète à l’insu des partenaires. Un reproche actuel peut porter bien plus qu’un désaccord du jour. Il peut venir toucher une attente ancienne, une blessure narcissique, une crainte d’abandon, une honte, ou une façon apprise très tôt de se protéger.

Cela ne signifie pas que tout viendrait de l’enfance, ni qu’il faudrait chercher une cause unique. L’idée est plus fine : comprendre comment deux histoires personnelles se rencontrent, s’accrochent, parfois se défendent l’une contre l’autre. Quand ce niveau devient visible, le conflit perd souvent un peu de sa fatalité.

Retrouver de la souplesse avec l’ACT

L’ACT, ou thérapie d’acceptation et d’engagement, est utile quand le couple se retrouve piégé dans la lutte contre les émotions. On voudrait ne plus être jaloux, ne plus être blessé, ne plus exploser, ne plus avoir besoin de demander. Plus on lutte, plus l’émotion prend de place.

Dans ce cadre, on travaille la capacité à faire de la place à ce qui est ressenti sans se laisser entièrement diriger par l’émotion du moment. Cela peut passer par la pleine conscience, la défusion face aux pensées très rigides, ou la clarification des valeurs : quel type de partenaire ai-je envie d’être, même quand je suis touché ? Qu’est-ce que nous voulons protéger dans cette relation, si nous choisissons de continuer à la construire ?

Sortir du face-à-face avec l’IBCT

La thérapie intégrative comportementale de couple (IBCT), développée par Andrew Christensen et Neil Jacobson, apporte un autre point d’appui. Elle s’intéresse beaucoup aux cycles coercitifs : critique, justification, contre-attaque, retrait, retour de la critique. Dans ces moments-là, chacun peut avoir le sentiment de se défendre, alors que le couple, lui, s’abîme.

L’IBCT invite à regarder le problème comme quelque chose qui arrive au couple, et pas seulement comme le défaut d’un partenaire. On peut travailler la “réunion empathique” autour d’une difficulté, le recul commun face au schéma, la tolérance de certaines différences stables, puis des changements concrets quand ils sont réalistes.

Pour approfondir cette approche, vous pouvez lire la ressource de l’ACBS : La thérapie intégrative comportementale de couple, ainsi que l’article dédié sur ce site : Thérapie intégrative comportementale de couple (IBCT).

Comment se passe une séance ?

Une séance de couple dure généralement 50 minutes. Les deux partenaires sont reçus ensemble, sauf indication particulière au moment de l’évaluation. Les premières rencontres servent à comprendre ce qui amène le couple, l’histoire de la relation, les moments de crise, les ressources encore présentes et les objectifs possibles.

Concrètement, je peux vous interrompre pour ralentir un échange, reformuler ce que j’entends, demander à chacun ce qui se passe intérieurement à un moment précis, ou attirer l’attention sur une séquence répétitive. Le but n’est pas de produire une discussion parfaite. Il s’agit plutôt de créer, séance après séance, une façon différente de se comprendre et de se répondre.

Prenons un exemple fréquent : l’un dit « tu ne m’écoutes jamais », l’autre se ferme ou contre-attaque. En séance, je ralentis le moment juste avant le reproche — la montée de tension, le soupir, le regard qui se détourne — pour que chacun puisse dire ce qui se passe en lui à cet instant précis. Souvent, le reproche recouvre une peur ou un besoin plus direct qu’il devient possible de formuler autrement.

Entre les séances, certains couples repartent avec un point d’attention ou une expérience à tenter : observer un déclencheur, différer une discussion trop inflammable, formuler une demande plus directement, ou repérer les moments où l’ancien scénario commence à se remettre en route.

Faut-il que les deux partenaires soient engagés ?

La thérapie de couple demande au minimum que chacun accepte de venir regarder la situation. Il n’est pas nécessaire d’arriver avec le même niveau d’espoir, ni avec la même demande. En revanche, le travail devient difficile si l’un des deux vient uniquement pour faire valider que l’autre est le problème.

L’engagement demandé n’est pas de “sauver le couple” à tout prix. Il s’agit plutôt d’accepter un cadre : parler en son nom, écouter ce qui est difficile à entendre, reconnaître sa part dans la dynamique, et prendre au sérieux ce que la relation produit chez l’autre.

Combien de temps dure une thérapie de couple ?

La durée varie beaucoup. Quelques séances peuvent suffire lorsqu’il s’agit de traverser une crise circonscrite, de clarifier une décision ou de remettre du dialogue. Quand les blessures sont anciennes, que la confiance a été fortement atteinte, ou que les conflits sont installés depuis plusieurs années, le travail demande souvent davantage de temps.

Je préfère éviter de promettre un nombre de séances standard. Après les premières rencontres, il devient généralement plus facile d’estimer le rythme utile et les objectifs réalistes. Certains couples viennent de manière rapprochée au début, puis espacent lorsque le climat relationnel se stabilise.

Ce que la thérapie peut permettre

Une thérapie de couple ne garantit pas une issue unique. Elle peut soutenir une reprise du lien, une manière plus juste de vivre ensemble, ou parfois une séparation moins destructrice. Dans tous les cas, elle vise à redonner de la lisibilité là où le couple ne voyait plus qu’un bloc de reproches, de déceptions ou d’épuisement.

Quand le travail avance, les partenaires peuvent mieux reconnaître leurs mouvements défensifs, nommer leurs besoins sans accusation immédiate, tolérer certaines différences, et choisir des actions plus cohérentes avec ce qu’ils veulent préserver. C’est souvent moins spectaculaire qu’un grand “nouveau départ”, mais plus solide : une série de petits déplacements qui changent la qualité du quotidien.

Pour prendre rendez-vous au cabinet à Sceaux, consultez la page thérapie de couple ou le premier entretien.

Questions fréquentes

Faut-il venir ensemble à la première séance ?

Oui, dans la plupart des cas. Des temps individuels peuvent être proposés ensuite si l’évaluation clinique le justifie.

Peut-on consulter si l’un des deux hésite encore ?

Oui, à condition que chacun accepte au moins d’explorer la situation. L’hésitation fait souvent partie du travail — elle peut être entendue sans devenir un reproche.

Combien coûte une thérapie de couple ?

Au cabinet, une consultation de couple dure 1 heure et coûte 110 €. Les tarifs varient selon les praticiens, la durée des séances et le cadre proposé. Le détail est disponible sur la page thérapie de couple à Sceaux.

Est-ce qu’une thérapie de couple peut sauver un couple ?

Elle peut aider à restaurer le dialogue, à comprendre les cycles de conflit et à prendre une décision plus claire. Elle ne garantit pas une issue unique : elle peut soutenir une reprise du lien ou accompagner une séparation moins destructrice.