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Santé mentale des étudiants : état des lieux et approches qui aident

16 min de lecture
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Où en est la santé mentale étudiante en France ? Chiffres, facteurs de risque et de protection, approches utiles (ACT, psychologie positive, pleine conscience).

L’entrée dans l’enseignement supérieur concentre en quelques mois un nombre inhabituel de changements : autonomie accrue, charge de travail moins cadrée, nouveaux codes relationnels, souvent un déménagement, parfois un emploi en parallèle. Cette période d’adaptation est normale. Elle se déroule pourtant dans un contexte où la santé mentale des étudiants s’est nettement dégradée depuis une dizaine d’années, et où une partie importante de ceux qui vont mal ne demandent pas d’aide.

Cet article propose un état des lieux, puis présente les approches qui disposent aujourd’hui de données solides auprès de cette population.

Un état des lieux chiffré

Les enquêtes françaises menées avant la crise sanitaire donnaient déjà un signal net. L’enquête de l’Observatoire de la vie étudiante de 2018, conduite auprès de 8 875 étudiants, retrouvait que 25,7 % d’entre eux déclaraient avoir présenté au moins un trouble mental au cours des douze mois précédents. Dans le mois précédant l’enquête, 37 % s’étaient sentis tristes, déprimés ou sans espoir, et 16,6 % évoquaient des symptômes de fatigue, de stress et d’épuisement.

Auprès d’étudiants primo-entrants, les proportions sont encore plus élevées : dans une enquête menée par Spitz et ses collègues auprès de 927 étudiants de première année, 80 % rapportaient du stress, 60,8 % un épuisement, 59,4 % des problèmes de sommeil, 45,4 % un état dépressif et 31,9 % un sentiment de solitude ou d’isolement.

Quelques repères complémentaires :

  • des symptômes dépressifs concernent environ 30 % des étudiants, dont près de 6 % avec un épisode dépressif caractérisé ;
  • chez les 15-24 ans, le suicide est la deuxième cause de mortalité et représente environ 16 % des décès de cette classe d’âge, contre 1 % en population générale ;
  • l’anxiété est rapportée par environ 44 % des étudiants selon certaines enquêtes ;
  • les troubles du comportement alimentaire sont particulièrement fréquents chez les étudiantes, avec un début qui se situe souvent pendant les études ;
  • environ la moitié des étudiants passent trois heures ou plus par jour sur internet, avec un retentissement rapporté sur le sommeil dans 60 % des cas.

Ces chiffres décrivent une population, pas une trajectoire individuelle. Beaucoup d’étudiants traversent leurs études sans difficulté durable. Mais l’ampleur du phénomène interdit de traiter le mal-être étudiant comme un problème marginal ou un simple passage obligé.

Une dégradation documentée depuis 2020

Les données antérieures à 2019 sont désormais probablement en deçà de la réalité. Le rapport européen publié par Nightline en 2025, qui compile les enquêtes nationales, documente pour la France une aggravation marquée :

  • la dépression chez les 18-24 ans est passée de 20,1 % en 2018 à 36,6 % en 2021, soit une quasi-multiplication par deux en trois ans, une hausse nettement plus prononcée que dans le reste de la population ;
  • les pensées suicidaires chez les 18-24 ans sont passées de 3,3 % en 2014 à 7,2 % en 2021, soit plus qu’un doublement.

La France figure parmi les pays européens où la dégradation observée depuis la crise sanitaire est la plus marquée, sans que les dispositifs de prise en charge — accès aux soins, délais de rendez-vous, remboursement — aient suivi la même progression.

Deux catégories de facteurs de stress se superposent aujourd’hui : les stress récurrents, inhérents aux études supérieures (peur de l’échec, pression sociale et parentale, financement, charge de travail), et des facteurs plus récents comme la difficulté d’accès au logement, le renoncement aux soins et la persistance de formats d’enseignement à distance dans certains cursus.

Le non-recours à l’aide : un écart préoccupant

Le point le plus problématique n’est peut-être pas la prévalence, mais l’écart entre le besoin et le recours effectif.

Plus d’un étudiant sur cinq présentant un problème de santé mentale déclare ne pas demander d’aide. Parmi ceux ayant souffert d’une dépression dans l’année, seuls 53 % ont eu recours à des soins, contre 68 % en population générale à difficulté comparable.

Les freins identifiés sont convergents :

  • la stigmatisation et la crainte d’être perçu comme fragile ;
  • la méconnaissance des services existants et de leur gratuité ;
  • les contraintes de temps et de coût ;
  • la crainte de conséquences sur la scolarité.

Ces freins expliquent pourquoi rendre visibles et non stigmatisants les dispositifs existants relève d’une action de santé publique à part entière, et pas d’un simple travail de communication.

Ce qui fragilise, ce qui protège

La santé mentale d’un étudiant ne dépend pas seulement de ses ressources personnelles. Elle résulte de l’interaction dynamique entre trois niveaux — individuel, social et environnemental. Réduire le problème au premier niveau revient à faire porter à l’étudiant la responsabilité de conditions qu’il ne contrôle pas.

Niveau individuel

  • Le sentiment d’efficacité personnelle : croire que l’on peut comprendre un nouvel environnement, organiser ses actions et progresser favorise l’adaptation et la persévérance.
  • La littératie en santé mentale : savoir reconnaître une difficulté, trouver une information fiable et demander de l’aide permet une intervention plus précoce.
  • Les compétences psychosociales, cognitives (analyser une situation, résoudre un problème, s’auto-évaluer avec réalisme), émotionnelles (identifier, exprimer et réguler ses émotions) et sociales (communiquer, demander du soutien, résister à la pression).
  • La flexibilité du coping : il n’existe pas de stratégie supérieure aux autres. L’enjeu est d’ajuster la réponse au contexte — agir sur le problème quand une action est possible, réguler l’émotion quand la situation ne peut pas être changée immédiatement, chercher du soutien plutôt que rester seul.
  • Les habitudes de vie : activité physique modérée, régularité du sommeil et alimentation adaptée sont des facteurs de protection réels, qui n’ont pas à être présentés comme des prescriptions morales.

Niveau social et relationnel

La qualité du soutien perçu compte davantage que le nombre de relations. Les pairs facilitent l’adaptation à un nouvel établissement, les apprentissages et la régulation émotionnelle. La famille peut rester un appui pendant la transition vers l’autonomie, selon la qualité et la disponibilité de ce soutien. Le soutien perçu de l’institution et des équipes pédagogiques est, lui, un prédicteur documenté de la réussite en première année.

À l’inverse, la solitude constitue un facteur de risque majeur — ce qui justifie de travailler sur le sentiment d’appartenance autant que sur les compétences individuelles.

Niveau environnemental

Les ressources financières, le logement, les conditions de vie et la nécessité de travailler en parallèle influencent directement la santé mentale et l’accès aux soins. Un emploi étudiant peut soutenir l’autonomie et l’estime de soi lorsqu’il reste compatible avec les études ; une charge excessive augmente le risque d’échec et d’épuisement.

Le climat d’études joue également un rôle mesurable : plus la compétition au sein de l’établissement est forte, moins la santé mentale des étudiants est bonne. Les symptômes d’épuisement académique sont accentués par le sentiment de compétition et diminués par le sentiment d’être soutenu par ses pairs. Trois besoins psychologiques structurent ce niveau : l’autonomie, le sentiment de compétence et l’intégration sociale.

Les approches qui ont montré leur utilité

La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT)

L’ACT s’inscrit dans la troisième vague des thérapies cognitives et comportementales. Elle ne vise pas à réduire ou supprimer les pensées et émotions désagréables, mais à changer la relation que l’on entretient avec elles.

Son concept central est l’évitement expérientiel : la tentative d’éviter le contact avec des expériences internes désagréables. Cet évitement soulage à court terme, mais entretient la difficulté et restreint progressivement le répertoire de comportements. Autrement dit, le problème tient souvent davantage à la lutte qu’aux pensées elles-mêmes.

Le modèle de flexibilité psychologique — la capacité à agir en cohérence avec ses valeurs même en présence d’inconfort — repose sur six processus :

  • l’acceptation : accueillir pensées, émotions et sensations sans chercher à les fuir ;
  • la défusion cognitive : considérer une pensée comme un évènement mental et non comme une vérité (passer de « je suis nul » à « j’ai la pensée que je suis nul » ) ;
  • le contact avec le moment présent, qui réduit les ruminations tournées vers le passé et les anticipations anxieuses ;
  • le soi comme contexte : s’observer soi-même sans s’identifier rigidement à une étiquette ( « je suis quelqu’un d’anxieux » ) ;
  • les valeurs : ce qui compte vraiment, une direction plutôt qu’une destination ;
  • l’action engagée : des actions concrètes alignées sur ces valeurs, y compris en présence d’obstacles internes.

Chez les étudiants, deux applications sont particulièrement documentées. La procrastination académique, qui concernerait entre 50 % et 80 % des étudiants : l’ACT n’agit pas directement sur le symptôme mais sur le rapport aux émotions désagréables qui le déclenchent, ce qui limite les conduites d’évitement — un mécanisme détaillé dans l’article consacré au démarrage des tâches chez l’étudiant. Et l’anxiété de performance, où des interventions brèves de quelques séances rapportent une réduction de l’anxiété et une meilleure défusion cognitive.

Le format compte aussi pour l’accessibilité : la bibliothérapie fondée sur l’ACT produit des effets comparables à un accompagnement plus classique, et les programmes en ligne montrent des bénéfices sur le stress, l’anxiété, la dépression et l’auto-compassion. Le programme Korsa, développé au Québec par Simon Grégoire (cinq séances de 2 h 30) et déployé depuis dans plusieurs universités françaises, rapporte des effets sur la flexibilité psychologique, le stress et l’engagement académique.

La psychologie positive

La psychologie positive est née en 1998 de l’appel de Martin Seligman à étudier aussi ce qui permet aux individus et aux groupes de bien fonctionner, et non uniquement ce qui dysfonctionne.

Il est utile de préciser d’emblée ce qu’elle n’est pas : ni de la « pensée positive », ni un déni des difficultés, ni une injonction au bonheur. C’est une démarche descriptive et non normative : elle documente ce qui favorise le bien-être, sans prescrire comment les gens devraient se sentir. Les émotions désagréables y restent reconnues comme adaptatives selon le contexte. L’image de référence est celle d’un continuum entre détresse et bien-être : l’absence de trouble ne signifie pas que quelqu’un va bien.

Le modèle PERMA offre une grille de lecture simple du bien-être : émotions Positives, Engagement (le flow, cet état d’absorption dans une activité qui mobilise les compétences), Relations positives, Meaning — le sens, le sentiment que ses actions s’inscrivent dans quelque chose qui compte — , et Accomplissement.

Deux leviers sont particulièrement pertinents pour un public étudiant :

  • Les forces personnelles. Une force est une manière de penser, ressentir ou agir qui procure de l’énergie lorsqu’elle est mobilisée. La classification de référence (Peterson et Seligman) en identifie 24, réparties en six catégories. L’usage conscient et régulier de ses forces principales est associé à une meilleure estime de soi et à plus de vitalité — l’effet tient à l’usage, pas à la seule identification.
  • Le capital psychologique, composé de cinq ressources qui se renforcent mutuellement : l’optimisme, l’espoir (un but clair, des chemins concrets et des solutions de repli, pas un vœu passif), le sentiment d’efficacité personnelle, l’estime de soi et la résilience. Plus ce capital est élevé, plus les difficultés sont perçues comme des défis à relever que comme des menaces à éviter. Travailler un seul levier entraîne généralement les autres, ce qui en fait une porte d’entrée accessible.

La pratique de gratitude illustre bien la logique de ces interventions. Le biais de négativité oriente spontanément l’attention vers ce qui dysfonctionne ; noter régulièrement quelques moments satisfaisants, en se reconnectant brièvement aux sensations associées plutôt qu’en listant des évènements, rééquilibre cette attention. Là encore, c’est la régularité qui produit l’effet, pas l’intensité de l’exercice.

La pleine conscience

Porter intentionnellement son attention sur l’expérience du moment présent, sans jugement : la définition de Jon Kabat-Zinn reste la référence. Le modèle IAA en résume les trois piliers — intention, attention, attitude d’accueil bienveillant. La méditation est l’entraînement ; la pleine conscience est la qualité d’attention que cet entraînement cultive.

Deux programmes structurés servent de référence : la MBSR, orientée gestion du stress, et la MBCT, orientée prévention de la rechute dépressive. Tous deux reposent sur environ huit séances hebdomadaires et une pratique personnelle régulière.

Chez les étudiants, les bénéfices rapportés couvrent plusieurs domaines : réduction du stress, de l’anxiété et des symptômes dépressifs, notamment par la réduction des ruminations, la défusion cognitive et le développement de l’auto-compassion ; amélioration du sommeil ; meilleure capacité de récupération après un évènement stressant ; sur le plan cognitif, attention soutenue et mémoire de travail, avec moins de vagabondage mental.

Trois conditions de mise en œuvre ressortent de la littérature : le volontariat plutôt que l’obligation — les programmes proposés génèrent plus de bénéfices perçus que les programmes imposés ; un animateur ayant sa propre pratique régulière ; et le fait que des formats courts — quelques minutes de respiration en début de cours — montrent déjà des effets sur l’attention et le stress perçu, même sans programme complet. L’efficacité est comparable à celle d’autres pratiques comme la relaxation ou le yoga. Les repères sur la thérapie fondée sur la pleine conscience détaillent le cadre thérapeutique correspondant.

Le soutien par les pairs

Le tutorat d’accompagnement — une relation d’aide entre un étudiant plus expérimenté et un étudiant plus novice, en dehors des heures de cours — remplit trois fonctions : cognitive (méthodes de travail), sociale (un espace où confier ses difficultés à un pair) et institutionnelle (faire le lien avec une institution qui peut sembler étrangère).

Les données sont encourageantes : satisfaction élevée des étudiants tutorés, efficacité globalement comparable à un tutorat assuré par un enseignant, avec un avantage relationnel — une relation plus égalitaire facilite le dévoilement des difficultés, ce qui est particulièrement utile pour les étudiants timides ou anxieux. L’efficacité d’un tuteur tient d’ailleurs autant à la congruence cognitive (s’adapter au langage et au niveau de l’autre) et à la congruence sociale (empathie, qualité de la relation) qu’à son expertise disciplinaire.

Deux limites méritent d’être connues, car elles se retrouvent dans la plupart des dispositifs d’aide facultatifs. L’effet d’aubaine d’abord : ce sont souvent les étudiants déjà bien intégrés et motivés qui s’inscrivent, pas nécessairement ceux qui en auraient le plus besoin. La stigmatisation ensuite : une partie des étudiants refusent ces dispositifs par crainte d’être perçus comme « en difficulté ». D’où l’importance d’un cadrage qui présente ces ressources comme normales et ouvertes à tous, et d’une information donnée tôt dans l’année.

Situer les interventions : trois niveaux

Ces approches ne s’adressent pas toutes au même public. Un modèle simple permet de les situer :

  1. Prévention universelle et promotion de la santé mentale — s’adresse à tous les étudiants et suffit pour environ 80 % d’entre eux : psychoéducation, développement des compétences psychosociales, information sur les ressources.
  2. Prévention ciblée — un accompagnement supplémentaire pour environ 15 % des étudiants exposés à plusieurs facteurs de risque.
  3. Traitements et accompagnements spécifiques — pour les 5 % environ présentant déjà un trouble installé.

Ce découpage rappelle qu’un atelier de prévention ne remplace pas un suivi, et qu’un suivi individuel ne dispense pas d’agir sur l’environnement. Les recommandations transversales de la littérature vont dans le même sens : s’appuyer sur un modèle écologique, adopter une démarche globale plutôt qu’un catalogue de conseils isolés, et s’articuler aux actions existantes plutôt que les dupliquer.

Où trouver de l’aide

Plusieurs dispositifs français sont gratuits et accessibles sans avance de frais :

  • Santé Psy Étudiant : des séances gratuites chez un psychologue partenaire, sans avance de frais, via santepsy. etudiant. gouv. fr.
  • Les services de santé étudiante de l’établissement (anciennement SUMPP ou SSU) et les BAPU, bureaux d’aide psychologique universitaire, qui proposent des consultations prises en charge.
  • Nightline : écoute nocturne, anonyme et gratuite, assurée par des étudiants bénévoles formés.
  • Apsytude : consultations et permanences d’écoute gratuites pour les étudiants.
  • Lignes d’écoute généralistes : Fil santé jeunes (0 800 235 236), SOS Amitié, Suicide Écoute, le 3919 pour les situations de violences.
  • Annuaires et information fiable : soutien-etudiant. info recense les dispositifs gratuits, Psycom propose une information de référence sur la santé mentale.

En cas de danger immédiat, le 3114 — numéro national de prévention du suicide — est joignable 24 h/24, gratuitement, par la personne concernée comme par son entourage.

Quand consulter ?

Quelques repères, plutôt qu’un seuil unique. Une consultation se justifie lorsque :

  • les difficultés durent depuis plusieurs semaines sans amélioration ;
  • le sommeil, l’alimentation ou la concentration sont durablement affectés ;
  • l’évitement s’installe : cours manqués, examens non présentés, retrait relationnel ;
  • l’humeur reste basse, ou l’anxiété occupe une part importante de la journée ;
  • des pensées suicidaires apparaissent — dans ce cas, sans attendre.

Des questionnaires validés peuvent aider à faire le point, sans valeur diagnostique : le WHO-5 pour le bien-être, le PHQ-9 et le GAD-7 pour les symptômes dépressifs et anxieux. Ils donnent un repère à discuter avec un professionnel, jamais une conclusion en soi.

Les ressources consacrées à l’attention et aux études rassemblent par ailleurs des outils sur l’organisation, la mémoire de travail, le sommeil et la préparation des examens.

Questions fréquentes sur la santé mentale des étudiants

Combien d’étudiants sont concernés par des difficultés psychologiques ?

En France, l’enquête de l’Observatoire de la vie étudiante de 2018 retrouvait que 25,7 % des étudiants déclaraient au moins un trouble mental dans les douze mois précédents. Les données plus récentes indiquent une aggravation : la dépression chez les 18-24 ans est passée de 20,1 % en 2018 à 36,6 % en 2021.

Le stress étudiant est-il normal ?

Une part de stress est attendue lors d’une période d’adaptation aussi dense que l’entrée dans le supérieur. Ce qui doit alerter, c’est sa durée, son intensité et son retentissement : sommeil durablement perturbé, épuisement, évitement des cours ou des examens, retrait relationnel.

L’ACT est-elle efficace pour les étudiants ?

Les données disponibles sont favorables, en particulier sur la procrastination académique et l’anxiété de performance. L’ACT n’agit pas directement sur le symptôme mais sur le rapport aux émotions désagréables qui l’entretiennent. Les formats brefs, en ligne ou en groupe, montrent des bénéfices comparables à des accompagnements plus longs.

La psychologie positive, est-ce de la pensée positive ?

Non. La psychologie positive est une démarche scientifique qui étudie les conditions du bien-être ; elle est descriptive et non normative. Elle ne nie pas les difficultés et ne prescrit pas d’être heureux : les émotions désagréables y sont reconnues comme adaptatives selon le contexte.

Où consulter gratuitement quand on est étudiant ?

Le dispositif Santé Psy Étudiant donne accès à des séances gratuites chez un psychologue partenaire. Le service de santé étudiante de l’établissement et les BAPU proposent également des consultations prises en charge. Nightline et Apsytude offrent des lignes d’écoute gratuites et anonymes.

Références

  • Shankland, R., Gayet, C. et Richeux, N. (2022). La santé mentale des étudiants. Approches innovantes en prévention et dans l’accompagnement. Elsevier Masson.
  • Nightline Europe (2025). European Student Mental Health Report.
  • Strub, L. et Shankland, R. (2016). La pleine conscience pour faciliter l’adaptation des étudiants dans l’enseignement supérieur. Dans E. Fall, Introduction à la pleine conscience (p. 207-224). Dunod. DOI.
  • Audrin, C. et Hascoët, M. (2025). Anxiété, persévérance et burnout chez les étudiants à l’enseignement : importance du soutien social. Dans É. Boujut, N. Meylan et É. Cappe, Adaptation au stress en contexte scolaire (p. 406-422). Dunod. DOI.
  • Dupont, S., De Clercq, M. et Galand, B. (2015). Les prédicteurs de la réussite dans l’enseignement supérieur. Revue française de pédagogie, 191 (2), 105-136. DOI.
  • Jacquin, A. (2024). Hypnose et préparation psycho-émotionnelle aux épreuves d’examens. Dans É. Josse, Le Grand Livre de l’hypnothérapie (p. 83-101). Dunod. Cairn.

Prêt à en parler ?

Si cet article résonne avec ce que vous traversez, une première séance peut aider à clarifier la suite. Cadre confidentiel, au cabinet à Sceaux ou en visioconférence.